La créer soi-même,
ou la faire faire.
Pour quelqu’un qui envisage sérieusement de s’en charger lui-même.
C’est une belle idée et elle est parfaitement faisable — nous connaissons des familles qui l’ont fait et le résultat valait tous les nôtres. Voici honnêtement ce que ça demande, étape par étape, pour que vous décidiez en connaissance de cause. Si vous repartez d’ici en le faisant vous-même, cette page aura fait son travail.
Les cinq étapes, sans rien cacher
Une chanson enregistrée, ce n’est pas une étape mais cinq, et elles ne se valent pas : la première est la plus importante et vous la ferez mieux que quiconque ; les trois suivantes sont des métiers.
- Écrire le texteUne à trois soirées si les mots viennent, davantage s’ils ne viennent pas. · Gratuit
C’est la partie que vous ferez le mieux, et de loin. Personne ne connaît la personne comme vous. - Trouver la musiqueQuelques heures si vous jouez d’un instrument. Sinon, c’est le mur. · Gratuit, ou le prix d’un musicien
Attention au piège : reprendre la mélodie d’une chanson connue vous interdit de la diffuser publiquement sans autorisation. - EnregistrerUne demi-journée, et il faut un endroit silencieux. · De zéro à quelques centaines d’euros
Un téléphone posé sur une table donne un résultat audible dans un salon, rarement dans une salle de cérémonie avec une sonorisation. - MixerQuelques heures, et c’est un métier. · Gratuit si vous savez, sinon comptez un prestataire
C’est l’étape qu’on sous-estime toujours. Une belle prise mal mixée passe mal sur une sono d’église. - Vérifier les droitsUne heure de lecture. · Gratuit
Une œuvre entièrement de vous ne pose aucun problème. Dès qu’il y a un emprunt, la question se pose — voyez notre page sur les droits.
Quand le faire soi-même est le bon choix
- Quelqu’un dans la famille joue et chante. Une guitare et une voix, dans une église, tiennent parfaitement. Le vivant vaut mieux que l’enregistré, toujours.
- Vous avez du temps devant vous. Une messe anniversaire dans six mois, ce n’est pas la même chose qu’une cérémonie vendredi.
- Le geste compte autant que le résultat. Une chanson maladroite chantée par son fils vaut mieux qu’une œuvre parfaite commandée. Personne dans la salle ne s’y trompera.
Quand ça se passe mal
- Quand il reste trois jours. Le deuil et la logistique prennent tout ; une chanson à finir devient une charge de plus, et souvent une source de conflit.
- Quand vous comptez sur la sono de la salle. Un enregistrement fait au téléphone y devient inaudible. Faites toujours un essai dans la salle, la veille.
- Quand vous reprenez la mélodie d’une chanson existante. C’est le cas le plus fréquent et le plus mal compris : écrire vos paroles sur un air connu ne vous rend pas propriétaire de l’air.
Ce que change le fait de la faire faire
Trois choses, et il faut les peser : vous n’écrivez plus le texte vous-même — quelqu’un l’écrit d’après ce que vous racontez ; le résultat est mixé, donc il tient sur n’importe quelle sonorisation ; et le délai est tenu, ce qui, la semaine d’une cérémonie, n’est pas un détail.
Ce que ça ne change pas : la matière reste la vôtre. Ce sont vos souvenirs, vos mots, votre décision sur le ton. Les neuf questions que nous posons sont exactement celles que vous vous poseriez en écrivant.
Les questions qu'on nous pose
Peut-on écrire ses propres paroles sur une musique connue ?
Pour un usage strictement privé, la question se pose peu. Dès qu’il y a diffusion dans une cérémonie ouverte, la mélodie reste l’œuvre de son auteur et son utilisation relève des règles habituelles de droits d’auteur : votre opérateur funéraire et la SACEM sont les bons interlocuteurs pour votre cas.
Peut-on faire chanter quelqu’un en direct pendant la cérémonie ?
Oui, et beaucoup de familles le font. Prévenez l’officiant et le maître de cérémonie à l’avance, faites un essai sur place, et prévoyez une solution de repli enregistrée : une voix qui se brise le jour même est une éventualité réelle.
Quel matériel minimum pour un enregistrement correct ?
Une pièce sans écho — une chambre avec des rideaux vaut mieux qu’un salon carrelé —, un micro branché plutôt que celui du téléphone, et un casque pour se relire. Le reste est du confort.
Combien de temps faut-il, réellement, pour la faire soi-même ?
Les familles qui l’ont fait nous parlent d’une à deux semaines en y travaillant le soir, écriture comprise. En trois jours, c’est possible seulement si quelqu’un joue déjà et que le texte est écrit.
Si nous commençons et que nous n’y arrivons pas, est-il trop tard ?
Non, et c’est une situation fréquente. Un texte déjà écrit fait même gagner du temps : nous composons la musique autour de vos mots plutôt que d’écrire les nôtres.
Si vous vous en chargez, gardez cette page sous le coude — elle dit ce qui coince en général. Si vous préférez la faire faire, nous écrivons d’après vos souvenirs et vous recevez l’œuvre avant la cérémonie.
Obsèques dans moins de 72 heures ? Nous composons en priorité, livraison possible en 6 heures.