Tradition par tradition
Ce que nous faisons,
ce que nous ne faisons pas.
Catholique
La musique a sa place dans la liturgie
L'office des funérailles fait une large place au chant. Une œuvre composée pour le défunt peut y prendre place, aux côtés des chants propres à la célébration.
Ce que nous proposons
- Une pièce chantée pour l'entrée, l'offertoire, la communion ou le dernier adieu.
- Une composition sur un psaume, un texte de l'Écriture ou une prière que le défunt aimait.
- Une version instrumentale seule, pour un temps de recueillement.
- Un enregistrement remis à la famille, à écouter bien après la cérémonie.
Ce que nous ne ferons pas
- Rien ne remplace les chants propres à la liturgie : notre pièce s'y ajoute, elle ne s'y substitue pas.
- Le célébrant a le dernier mot. Nous lui soumettons le texte et l'enregistrement avant la cérémonie, toujours.
« In paradisum deducant te angeli. » Les mots sont anciens ; la voix qui les porte peut parler de cette personne-là.
Protestant
Le témoignage personnel est au centre
Réformés, luthériens, évangéliques : le culte d'action de grâce laisse une grande liberté au témoignage et au chant. C'est la tradition où notre travail trouve le plus naturellement sa place.
Ce que nous proposons
- Une composition bâtie sur le verset biblique qui accompagnait la vie du défunt.
- Un chant nouveau, dans l'esprit des cantiques, écrit à partir de ce que la famille raconte.
- Une pièce pour le temps de recueillement ou la sortie.
- Une version que l'assemblée peut reprendre, si le pasteur le souhaite.
Ce que nous ne ferons pas
- Nous n'écrivons pas de prédication : le message revient au pasteur, la musique l'accompagne.
Un verset, quelques mots d'une vie, et un chant que personne n'avait entendu avant ce jour-là.
Orthodoxe
Le chant, oui — les instruments, non
L'office des défunts est chanté a cappella dans la plupart des Églises orthodoxes. L'instrument n'y a pas sa place, et nous n'essaierons pas de l'y introduire.
Ce que nous proposons
- Une pièce purement vocale, sans aucun instrument, dans l'esprit du chant liturgique.
- Un enregistrement remis à la famille, pour la mémoire et les commémoraisons.
- Une composition destinée au repas de mémoire ou à un temps hors de l'office.
Ce que nous ne ferons pas
- Aucune pièce instrumentale pendant l'office. Si c'est ce que vous cherchez, nous vous le dirons.
- Rien ne se substitue aux Mémoires éternelles ni aux tropaires : ils appartiennent à l'office.
Ici, notre travail est modeste : une voix, et rien d'autre.
Juif
Pas de musique à l'enterrement — mais la mémoire a d'autres temps
L'enterrement traditionnel ne comporte pas de musique instrumentale : le El Malé Rahamim est cantillé par l'officiant. Les temps de mémoire qui suivent, eux, peuvent en accueillir — dans les communautés qui le pratiquent, et avec l'accord du rabbin.
Ce que nous proposons
- Une composition pour la chiva, la azkara ou un dévoilement de stèle, si la famille et le rabbin le souhaitent.
- Une pièce vocale sobre, construite sur ce que la famille raconte du défunt.
- Un enregistrement de mémoire, remis à la famille, sans destination liturgique.
- Une œuvre pour un hommage civil tenu à côté de la cérémonie religieuse.
Ce que nous ne ferons pas
- Aucune musique pour l'enterrement lui-même : ce n'est pas notre place.
- Nous ne mettons pas en musique un texte liturgique sans l'accord explicite du rabbin de la communauté.
Le silence a sa fonction dans ce rite. Nous le respectons, et nous proposons ailleurs.
Musulman
La prière funéraire n'a pas de musique
La salat al-janaza ne comporte ni chant ni instrument, et la récitation coranique n'est pas de la musique. Nous ne proposerons donc jamais de composition musicale pour les funérailles, ni de mise en musique du Coran. Ce que nous pouvons offrir est autre chose, et c'est dit franchement.
Ce que nous proposons
- Un hommage parlé, sans musique : un texte écrit à partir des mots de la famille, lu ou enregistré sobrement.
- Un récit de vie remis aux proches, à garder et à transmettre aux enfants.
- Une composition pour un hommage civil, si la famille en organise un séparément — et seulement à sa demande.
Ce que nous ne ferons pas
- Aucune musique pendant la janaza, ni avant, ni pendant, ni au cimetière.
- Aucune mise en musique du Coran, sous aucune forme. La récitation appartient aux récitants.
- Si la famille ne souhaite rien d'autre que le rite, c'est une réponse entière et nous nous retirons.
Une maison qui ne connaît pas le rite finit par le heurter. Nous préférons dire non que mal faire.
Civil et laïque
Toute la liberté, et donc toute la responsabilité
Une cérémonie civile n'a pas de cadre imposé : c'est à la famille de tout choisir. C'est aussi le moment où une œuvre écrite pour la personne prend le plus de place, faute d'un rite qui la porte.
Ce que nous proposons
- Une composition libre, dans n'importe quel registre, sur la vie de la personne.
- Une pièce qui reprend une chanson qu'il aimait sans la copier — ses paroles à lui, sa musique à elle.
- Un texte lu, si la famille préfère la parole au chant.
- Un mini-album, pour les familles qui veulent plusieurs moments.
Ce que nous ne ferons pas
- Nous ne reprenons jamais une œuvre existante : ce serait un droit à payer, et une émotion empruntée.
Quand rien n'est prescrit, tout devient un choix. Nous aidons la famille à le faire.
Cette page décrit notre pratique, pas une doctrine. Les usages varient d'une communauté à l'autre,
parfois d'une paroisse à la suivante : votre célébrant reste seul juge de ce qui convient chez lui.